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DOULEUR DE LA TÊTE ET DU COU  
DOULEUR DE LA TÊTE ET DU COU  
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Algie faciale  
Objectifs  
Distinguer les différentes algies faciales.  
Reconnaître les algies d’origine infectieuse ou traumatique.  
Définition  
Les douleurs de la face englobent toute la face y compris l’oreille et le cou.  
Une otalgie et une cervicalgie sont des algies faciales.  
Ce qui caractérise les algies faciales, c’est avant tout la difficulté devant  
laquelle on se trouve pour les traiter.  
CE QUIL FAUT SAVOIR POUR COMPRENDRE LA PRISE EN CHARGE  
On distingue deux grands types d’algies faciales : l’algie vasculaire et la  
névralgie du trijumeau. Ces deux affections sont relativement fréquentes  
tandis que les autres algies faciales sont plus rares. Il ne faut cependant pas  
les confondre les unes avec les autres, les traitements étant différents.  
Les algies faciales atypiques doivent faire rechercher une sinusite chroni-  
que, un glaucome, une lésion dentaire ou une artérite temporale… et bien  
d’autres causes.  
Les douleurs neuropathiques regroupent :  
les névralgies essentielles des paires crâniennes (nerf trijumeau le plus  
souvent), frappant essentiellement la femme âgée. L’examen neurologi-  
que est normal ;  
les douleurs de désafférentation par lésion périphérique (neuropathie  
trigéminale, zona, lésion traumatique d’un nerf…). L’examen neurologi-  
que n’est pas normal ;  
l’algie vasculaire de la face : affection essentiellement de l’adulte jeune à  
forte prédominance masculine (4 hommes pour 1 femme), avec des signes  
neurovégétatifs.  
Signes  
S’il ne s’agit pas d’une névralgie essentielle connue, les signes dépendent  
de l’étiologie (cf. tableau p. 154).  
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CRITÈRES DE LA NÉVRALGIE ESSENTIELLE DU V  
Douleur en éclair, unilatérale, limitée au V.  
Début et fin brusque de l’accès.  
Indolence entre les accès.  
Existence d’une zone gâchette.  
Examen neurologique normal.  
Début après 60 ans.  
Plus une douleur faciale s’éloigne de ce schéma, plus le diagnostic de  
névralgie faciale essentielle doit être tenu pour suspect.  
SIGNES NEUROVÉGÉTATIFS HOMOLATÉRAUX À LA DOULEUR DANS LALGIE VASCULAIRE  
Syndrome de Claude Bernard-Horner (énophtalmie, myosis et ptosis).  
Larmoiement.  
Rougeur oculaire (injection conjonctivale).  
Rhinorrhée.  
Catarrhe nasal.  
Œdème de l’hémiface.  
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Premiers gestes – Questions au patient  
Interrogatoire  
Il est fondamental et concerne aussi bien le patient que sa famille. Le soi-  
gnant consignera par écrit le maximum de données. Il est délicat dans le  
cas typique d’une névralgie du V, le patient se protégeant contre une  
reprise de la douleur. Il fera préciser toutes les données utiles.  
Premiers gestes  
Évaluer l’urgence : C’est relativement simple car elle est basée sur  
l’importance de la douleur.  
Soulager la douleur en urgence.  
Prise en charge – Bilans, traitement  
Après diagnostic :  
Traiter la cause si possible, par exemple : s’occuper de la plaie ou du  
phlegmon de l’amygdale (une fois incisé, il ne fait plus mal).  
Calmer avec le médicament approprié :  
La névralgie du V est souvent difficile à guérir définitivement. On utilise  
volontiers des antiépileptiques tels que le Rivotril ou le Tégrétol pour  
éviter les crises. Les traitements chirurgicaux ne sont pas du ressort des  
urgences.  
L’algie vasculaire : Sumatriptan 6 mg en injection SC, à répéter 1 h  
après si nécessaire (ne pas dépasser 12 mg par 24 h) avec dihydroergo-  
tamine ou tartrate d’ergotamine en spray (DHE spray) ou injectable ou  
en suppositoire dès le début de la crise, et oxygène 100 % (8-10 L/min)  
pendant 10 à 15 min administré à l’aide d’un masque dès le début de  
la crise.  
Tous les moyens sont bons : infiltration, incision d’un phlegmon ou  
d’un abcès, etc. S’il ne s’agit pas de douleurs de désafférentation : mor-  
phine.  
La décision d’hospitalisation, en dehors des causes pour lesquelles il n’y  
a pas d’hésitation, dépend essentiellement :  
de l’état général du patient, souvent agité ou prostré ;  
du risque potentiel de complications, notamment en ce qui concerne la  
pathologie infectieuse et traumatique.  
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Surveillance – Évaluation  
Surveillance  
Ces patients algiques ne doivent pas être abandonnés. Les traitements  
administrés peuvent avoir des effets secondaires dangereux, il est donc  
utile de surveiller ces patients durant tout leur séjour aux urgences et de  
consigner cette surveillance.  
Évaluation du soin ou du traitement administré  
Névralgie du V  
Tégrétol (carbamazépine) à doses progressives jusqu’à une posologie  
maximale de 10 mg à 15 mg/kg/j.  
Les effets secondaires du Tégrétol sont rares, les plus fréquents étant  
une intolérance immédiate avec réaction cutanée et poussée fébrile, qui  
doit faire suspendre le traitement, et la leucopénie qui impose une sur-  
veillance de la NFS en cas d’administration prolongée.  
Les dosages sanguins sont utiles lorsque des doses élevées sont néces-  
saires pour contrôler la douleur.  
Il s’agit d’un véritable test diagnostique. Le Tégrétol contrôle à court  
terme 70 % des malades ; 25 % sont résistants ; 5 % ne le tolèrent  
pas.  
Algie vasculaire  
Surveillance régulière pendant les salves afin d’évaluer l’efficacité des  
traitements (de la crise de fond) ainsi que la tolérance.  
Conseiller au patient de consulter à nouveau en cas de nouvelle salve.  
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