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PÉDIATRIE  
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Dyspnée chez l’enfant  
Objectifs  
Apprécier la sévérité de la détresse respiratoire.  
Évaluer l’urgence de la situation.  
Mettre en place les premiers gestes d’urgence.  
Contribuer à déterminer la cause et mettre en route le traitement adapté.  
Créer un climat rassurant pour l’enfant et sa famille.  
Définition  
Difficulté ou gêne à la respiration pouvant s’apprécier sur les différents  
temps respiratoires et pouvant s’accompagner d’une modification du  
rythme respiratoire :  
augmentation du rythme : polypnée ;  
diminution du rythme : bradypnée.  
Causes :  
respiratoire ;  
infectieuse ;  
cardiaque ;  
métabolique ;  
mécanique.  
Signes  
Facteurs de risque  
Âge < 2 mois.  
Antécédent de prématurité.  
Antécédent de cardiopathie.  
Signes de gravité  
Apparition de signes de lutte :  
Battement des ailes du nez.  
Tirage intercostal.  
Creux xiphoïdien.  
Difficulté à la prise des biberons.  
Apparition de signe d’hypoxie :  
Cyanose.  
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Dyspnée chez l’enfant  
Augmentation de la FR.  
Apparition de signe d’hypercapnie :  
Sueurs.  
Augmentation de la FC.  
Augmentation de la PA.  
Toux rauque.  
Constantes hémodynamiques normales chez l’enfant  
Nouveau-né  
130/160  
40/60  
Nourrisson  
100/130  
30/40  
Enfant  
70/100  
20/30  
Fréquence cardiaque (FC)  
Fréquence respiratoire (FR)  
Pression artérielle (PA)  
60/30-40  
80/50-60  
90/60-70  
Signes de détresse  
Agitation ou atonie.  
Pâleur.  
Trouble de la conscience.  
Irrégularité du rythme respiratoire et apnée.  
Signes à rechercher en premier lieu  
Chercher d’emblée les premiers signes faisant évoquer une  
épiglottite ou une inhalation d’un corps étranger.  
Épiglottite (cf. Fiche n, Dyspnée laryngée)  
Signes d’apparition brutale :  
Fièvre élevée.  
Hypersialorrhée.  
Dysphagie.  
L’enfant se tient assis, refuse de s’allonger, bouche ouverte et tête en  
arrière.  
Ne pas allonger l’enfant. Ne pas examiner l’enfant avec un abaisse-  
langue.  
Inhalation d’un corps étranger (cf. Fiche 56, Corps étrangers ORL)  
Apyrexie.  
Notion d’enfant laissé seul avec des jouets ou des objets.  
Apparition très brutale.  
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Dyspnée chez l’enfant  
Deux tableaux :  
enfant asphyxique : cri et parole impossibles, tirages, cyanose ;  
pas de tableau de détresse mais épisode de toux brutale et de courte  
durée avec cyanose passagère ; parfois : raucité de la voix et sifflement  
respiratoire.  
Premiers gestes – Questions à l’entourage  
Questions à l’entourage  
Interroger les parents ou la personne accompagnante ou l’enfant s’il est  
en âge et en état de répondre :  
Antécédents médicaux.  
Date ou heure et modalité d’apparition de la dyspnée.  
Notion de fièvre dans les dernières heures.  
Notion de toux (rauque, grasse, quinteuse) et nature des bruits respira-  
toires (sifflements).  
Comportement de l’enfant ces dernières heures (éveil, jeux, fatigue,  
repas).  
Notion de fausse route éventuelle ou d’inhalation de corps étranger.  
L’enfant a-t-il été laissé seul quelques minutes ?  
Premiers gestes  
En l’absence de critère de gravité  
Installer assis sans autre mobilisation.  
Demander l’évaluation médicale immédiate à l’accueil.  
L’état d’un enfant installé en salle d’attente peut se dégrader  
rapidement : faire une évaluation régulière.  
Devant des critères de gravité  
En fonction des critères, orienter rapidement l’enfant vers un  
examen médical urgent.  
En salle de soins.  
Déshabiller l’enfant en le laissant en position assise.  
Contrôler sa température.  
Contrôler la FR, la FC sur 1 min.  
Contrôler la PA.  
Contrôler la SaO .  
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Apprécier son état respiratoire à la recherche de signes de gravité.  
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Dyspnée chez l’enfant  
1
En cas de respiration de type Kussmaul : faire une glycémie capillaire  
et des BU à la recherche d’une acidocétose diabétique.  
Contrôler le poids de l’enfant.  
Placer l’enfant dans une position confortable (semi-assise), favorisant sa  
respiration.  
Noter l’existence de bruits respiratoires et de toux.  
Noter tous ces éléments dans le dossier du patient.  
Tout au long de l’examen, rassurer l’enfant et ses parents.  
Être à l’écoute et répondre aux questions.  
Prise en charge – Bilans, traitement  
Prise en charge médicale immédiate si : signes d’épiglottite,  
inhalation de corps étranger avec asphyxie.  
Signes d’épiglottite (cf. Fiche 70, Dyspnée laryngée chez l’enfant) :  
Appeler l’ORL.  
Transfert au bloc opératoire pour prise en charge et intubation.  
Inhalation de corps étranger avec asphyxie (cf. Fiche 56, Corps étran-  
gers ORL) :  
Chez le grand enfant, réaliser la manœuvre d’Heimlich.  
Chez l’enfant petit, 5 claques dans le dos puis 5 compressions thoraci-  
ques avec 2 doigts.  
Si l’enfant est en détresse respiratoire ou si son état s’aggrave,  
envisager une ventilation au ballon voire une intubation  
endotrachéale, orienter alors l’enfant vers la pièce la plus adaptée  
(
en SAUV).  
Vérifier la présence du matériel nécessaire à l’intubation ou préparer ce  
matériel :  
Sondes d’intubation adaptées au poids de l’enfant.  
Pince de Magill.  
Laryngoscope et lames.  
Respirateur.  
Ambu et masque adaptés à la taille de l’enfant.  
Matériel de maintien.  
Chariot d’urgence avec drogues adaptées.  
Organiser le transfert en service de réanimation.  
Prise en charge médicale rapide devant des signes de gravité.  
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. Respiration de Kussmaul : ample (hyperventilation compensatoire), à quatre temps  
(inspiration, pause, expiration, pause).  
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Dyspnée chez l’enfant  
Mettre l’enfant sous monitoring cardio-respiratoire (PA, FR, FC, SaO ).  
Libérer les voies aériennes supérieures : désobstruction rhinopharyngée  
2
(
DRP), aspiration trachéale sur avis médical.  
Installer l’enfant confortablement en position semi-assise.  
Exécuter les soins sur prescription médicale :  
Mettre l’enfant sous oxygénothérapie : masque, lunettes à O .  
Réalisation des aérosols.  
Pose d’une voie d’abord veineuse.  
Réalisation du bilan sanguin : NFS, CRP…  
En cas d’hyperthermie, se renseigner sur l’heure de la dernière prise  
médicamenteuse antipyrétique, administrer le traitement antipyrétique  
et laissé l’enfant découvert.  
2
Début des traitements spécifiques médicamenteux per os ou IV.  
Poursuivre la surveillance pendant le déroulement des soins : PA, FR, FC,  
SaO .  
2
Réaliser la radiographie pulmonaire en radiologie ou au lit en fonction  
de l’état de l’enfant.  
Début du traitement antibiotique en cas d’infection pulmonaire, selon  
la prescription empirique initiale, adaptée aux germes les plus proba-  
bles.  
Démarrer le dossier de soins et assurer la traçabilité des soins et sur-  
veillances effectués.  
Orientation  
En cas d’hospitalisation, prévenir le service qui va accueillir l’enfant afin de  
préparer la chambre adaptée à l’état de l’enfant (chambre de soins inten-  
sifs, proximité du poste infirmier, chambre mère-enfant…) et le matériel  
(
scope, oxygénothérapie, matériel d’aspiration, voire chariot d’urgence et  
matériel d’intubation).  
Fiche 70, Dyspnée laryngée chez l’enfant.  
Fiche 117, Intubation.  
Fiche 118, Intubation difficile.  
Fiche 121, Oxygénothérapie.  
Fiche 143, Ventilation non invasive.  
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